Suite aux problèmes persistants du système européen EES, Brussels Airport investit à nouveau dans des infrastructures supplémentaires afin de réduire le temps d’attente au contrôle aux frontières

Brussels Airport installera encore cette année huit postes supplémentaires au contrôle aux frontières au niveau des arrivées. Six e-gates supplémentaires suivront début 2027. Avec cette extension, Brussels Airport entend réduire les longues files d’attente causées par le nouveau système européen d’entrée et de sortie (Entry/Exit System, EES). Pour rappel, ce système enregistre de façon numérique les entrées et les sorties de tous les voyageurs non européens et nécessite des contrôles supplémentaires. Bien que l’aéroport ait déjà prévu des infrastructures supplémentaires avant l’introduction du EES, fin 2025, les temps de traitement liés au nouveau système restent trop élevés. Ces infrastructures supplémentaires, avec les effectifs nécessaires, constituent une avancée importante mais ne suffiront pas à elles seules. L’utilisation des e-gates par les voyageurs non européens ainsi que la mise en place de mesures au niveau européen, telles qu’une application d’enregistrement performante, restent nécessaires afin de réduire les temps d’attente.
Depuis l’introduction du système européen d’entrée/de sortie, EES, le contrôle aux frontières prend beaucoup plus de temps pour les passagers en provenance de pays hors Schengen. L’enregistrement dans le nouveau système nécessite en effet davantage de temps, notamment en raison de l’enregistrement de données biométriques, à savoir une photo du visage ainsi que les empreintes digitales. Par ailleurs, les voyageurs de certains pays hors Schengen, qui pouvaient auparavant utiliser les e-gates, ne peuvent actuellement plus le faire.
Durant le pic du matin, le temps de traitement moyen par passager soumis à l’obligation de visa est deux à trois fois plus long. Dans toute l'Europe, ce temps est d’ailleurs bien plus long que ce qui avait été initialement estimé. Cela a pour conséquence de longs temps d’attente au contrôle aux frontières au niveau des arrivées pour les passagers non européens à Brussels Airport, comme dans de nombreux autres aéroports européens où les temps d’attente peuvent régulièrement atteindre deux à quatre heures. Avec l’application croissante de l’enregistrement des données biométriques, les temps d’attente ont de nouveau augmenté en septembre, après qu’une légère amélioration ait été observée en août.
En prévision de l’introduction du EES et de l’augmentation du nombre de passagers, Brussels Airport avait déjà investi en 2025 dans des infrastructures supplémentaires. Le nombre de postes de contrôle a augmenté de 20 % aux arrivées et de 25 % aux départs, soit une hausse supérieure à celle du trafic passagers. Cependant, l’allongement considérable du temps de traitement lié au EES fait que, malgré ces infrastructures supplémentaires, les temps d’attente restent trop élevés.
Infrastructures supplémentaires et nécessité de recourir aux e-gates
Brussels Airport investit donc à nouveau dans des infrastructures supplémentaires. En décembre 2026, le nombre de postes disponibles au contrôle aux frontières au niveau des arrivées augmentera de 66 %, grâce à l’ajout de huit postes supplémentaires. En l’espace d’un an, le nombre de postes disponibles aux arrivées aura ainsi doublé. La prochaine étape consiste désormais, en concertation avec l’ensemble des partenaires concernés, à mettre tout en œuvre pour permettre leur mise en service le plus rapidement possible, en tenant compte de tous les aspects nécessaires. De plus, Brussels Airport a également commandé six e-gates supplémentaires en mai 2026 auprès de la Police fédérale qui seront livrés au début 2027. Ces nouveaux e-gates permettront d’augmenter de 50 % le nombre d’e-gates aux arrivées.
L’année dernière, Brussels Airport a également investi dans soixante bornes de pré-enregistrement pour l’EES. L’objectif était de réduire les temps d’attente aux contrôles manuels et de permettre aux ressortissants de pays tiers enregistrés dans l’EES d’utiliser les e-gates. Avant l’été, les autorités compétentes ont décidé que les voyageurs de certains pays non européens pourraient en faire usage. En raison de problèmes techniques rencontrés par les fournisseurs des autorités, ce dispositif n’est toutefois toujours pas opérationnel à ce jour. Une fois opérationnel, il permettra surtout de réduire les temps d’attente pour les passagers au niveau des départs. Aux arrivées, l’utilisation des e-gates n’est possible que pour un nombre limité de nationalités ainsi que pour les passagers déjà enregistrés dans l’EES.
Des mesures restent toutefois nécessaires au niveau européen
Outre le déploiement de personnel et les investissements dans les infrastructures, des mesures supplémentaires sont également nécessaires au niveau européen. Brussels Airport s’associe dès lors à l’appel d’ACI Europe et d’Airlines for Europe visant à poursuivre l’amélioration de la mise en œuvre du EES en Europe. Il s’agit notamment d’optimiser les contrôles biométriques et de mettre à disposition une application performante et largement utilisable, permettant aux voyageurs de se pré-enregistrer et pouvant également être déployée en Belgique. Actuellement, seuls deux pays européens disposent d’une telle application, à savoir la Suède et le Portugal.
Il reste par ailleurs important de pouvoir faire preuve d’une flexibilité suffisante dans l’application du EES lorsque les temps d’attente deviennent trop longs, par exemple en suspendant temporairement les enregistrements biométriques lorsque les files d’attente deviennent excessives, tout en maintenant les contrôles de sécurité nécessaires.
Brussels Airport travaille en étroite collaboration avec les autorités et services publics compétents au sein du groupe de pilotage mis en place à cet effet. L’objectif commun est d’assurer un contrôle aux frontières correct et sûr, avec des temps d’attente acceptables pour les passagers.