Brussels Airport mise sur un avenir durable dans le cadre du renouvellement de son permis d’environnement

Diminution de l’impact sonore : le nombre de riverains potentiellement très gênés diminue de 12% d’ici à 2032

L’enquête publique pour le renouvellement du permis d’environnement de Brussels Airport a été officiellement lancée. Le dossier de demande comporte également une étude d'impact environnemental (EIE), réalisée par des experts indépendants. Il ressort de cette EIE que l’impact sonore de l’aéroport diminuera au cours des prochaines années, en dépit de la croissance escomptée des activités de transport de passagers et de fret. D’ici à 2032, le nombre d’habitants potentiellement très gênés diminuera de 12%, et 63% des vols devraient être effectués par les appareils les plus modernes. Brussels Airport prendra encore d’autres mesures, avec un nouveau site de test, des barrières acoustiques supplémentaires pour limiter la gêne occasionnée par le bruit au sol et une étude des mesures possibles concernant les dépôts azotés dans des zones naturelles spécifiques. L’EIE réalisée par des experts indépendants confirme que Brussels Airport peut enregistrer une croissance de ses activités de transport de passagers et de fret tout en réduisant son impact sonore dans les environs.

Un avenir durable pour le deuxième moteur économique du pays

Le permis d’environnement actuel de Brussels Airport arrive à expiration le 8 juillet 2024. Un nouveau permis est essentiel pour permettre à l’aéroport de continuer à jouer son rôle de moteur économique. Une bonne connectivité avec la capitale européenne est indispensable pour l’économie belge des exportations et pour les nombreux voyageurs d’affaires et vacanciers. Avec 64.000 emplois et 3,2 milliards d’euros de valeur ajoutée par an, Brussels Airport est en outre le deuxième moteur économique du pays. Brussels Airport s’attache toujours à trouver un équilibre entre son rôle économique et l’impact de ses activités sur l’environnement.

Ces dernières années, l’aéroport a pris toute une série de mesures en vue de limiter son impact sur l’environnement. Le nombre de riverains potentiellement très gênés a ainsi diminué de 57% depuis 2000. L’aéroport encourage les compagnies aériennes à déployer des avions modernes et plus silencieux par le biais de tarifs nettement différenciés. Depuis avril 2023, elles payent ainsi jusqu'à 20 fois moins pour les appareils les plus silencieux et les plus économes en énergie, les émissions d’azote étant également prises en compte. En outre, Brussels Airport s’engage dans l’adoption de techniques d'atterrissage plus silencieuses, la circulation au sol avec un moteur et l’électrification des équipements pour les activités de manutention au sol.

Le renouvellement du permis d’environnement de Brussels Airport vise à la poursuite des activités aéroportuaires dans le cadre de l'infrastructure et des règles actuelles. Par conséquent, l’aéroport ne demande pas d’extension de l’infrastructure des pistes, par exemple, ni de slots de nuit supplémentaires. Dans l’intérêt de l’économie belge, l’aéroport prévoit que le nombre de passagers et le volume de fret augmentent au rythme de l’économie nationale et européenne.

Après la soumission de la demande du nouveau permis en juillet et l’envoi d’informations complémentaires en octobre, l’enquête publique a maintenant commencé. Le dossier de demande comporte également une étude d'impact environnemental (EIE), réalisée par des experts indépendants certifiés par le gouvernement.

Étude d’impact environnemental : impact sonore réduit, flotte plus moderne et mesures d’atténuation

Outre le calcul des impacts environnementaux actuels (sur la base de l’année pré-Covid 2019), l’EIE comporte également un scénario d’avenir réaliste envisagé au sein de l’infrastructure existante. Ce scénario d’avenir se base sur une évolution à 32 millions de passagers et 1 million de tonnes de fret aérien en 2032, conformément à la croissance économique attendue, avec un nombre de mouvements de vol presque stable par rapport à 2019 et toujours 26% plus bas qu’en 2000. Cette croissance est compatible avec le nombre actuel de slots de nuit, qui a diminué de 36% en 2009 pour atteindre les 16.000 slots actuels.

En matière de bruit, il ressort de l’EIE que le nombre d’habitants potentiellement très gênés diminuera de 12% par rapport à 2019, et ce malgré la croissance démographique attendue dans les environs de l’aéroport. Cela s’explique principalement par la poursuite du renouvellement des flottes. En effet, 63% des vols devraient être effectués par les appareils les plus modernes et les moins bruyants (contre 31% aujourd'hui), et par l’adoption de techniques d’atterrissage modernes qui sont plus silencieuses et émettent moins de CO2.

Pour ce qui est de la qualité de l’air et des émissions dues aux activités de l’aéroport, la croissance attendue a un léger impact pour certains polluants, mais les immissions demeurent sous le seuil des normes de qualité en vigueur. Brussels Airport et ses partenaires s’efforcent de les restreindre davantage. La nette différenciation des tarifs aéroportuaires, tenant compte des émissions d’azote depuis avril 2023, et l’électrification des équipements pour les activités de manutention au sol, entre autres, auront un effet positif à cet effet. Les émissions de CO2 diminueront en portant les émissions de l’exploitant de l’aéroport (scope 1 et 2) à 0 d’ici à 2030, grâce notamment aux nouvelles installations de chauffage sans énergie fossile, tandis que les émissions de CO2 des opérations aériennes diminueront également grâce à la poursuite du renouvellement des flottes et l’utilisation de biocarburants.

Il ressort de l’EIE que l’aéroport contribue à la présence de dépôts azotés dans certaines zones naturelles voisines. Cela n’est pas uniquement dû aux activités de l’aéroport, mais aussi au trafic routier, par exemple. En particulier lorsqu’il s’agit de zones situées le long d’axes routiers fréquentés, comme la E19. L’accord sur l’azote du Gouvernement flamand fournit désormais un cadre ; une évolution plus que bienvenue pour bon nombre d’entreprises et de secteurs. Il est maintenant important que le décret sur l’azote annoncé entre rapidement en vigueur. Les émissions d’azote générées par les activités aéroportuaires en Flandre sont dans la limite pour l’aviation prévue dans l’accord et ne fait pas obstacle à la réalisation des objectifs de réduction des émissions d’azote en Flandre.

Un nouveau site de test, des barrières acoustiques supplémentaires et un plan sur l’azote

Dans l’EIE, les mesures de durabilité de Brussels Airport ont été évaluées positivement. Celles-ci comprennent notamment les tarifs aéroportuaires différenciés, les atterrissages silencieux, l’alimentation électrique aux postes de stationnement permettant de désactiver les moteurs auxiliaires des avions, l’électrification des équipements pour les activités de manutention au sol, la promotion de la transition vers des moyens de transport alternatifs depuis et vers l’aéroport et l’ambition de porter les émissions de l’exploitant de l’aéroport à 0 d’ici à 2030. Dans les années à venir, Brussels Airport continuera sur cette voie et prendra de nouvelles initiatives.

D'ici à 2026, les carburants d'aviation durables (SAF) devront représenter 5% du carburant d’aviation de l’aéroport. Depuis janvier, le pipeline de l’OTAN permet leur acheminement. Les SAF constituent un instrument important pour rendre l’aviation plus écologique et réduire les émissions de CO2 générées par le trafic aérien.

Pour continuer à limiter l’impact sonore du bruit au sol, Brussels Airport aménagera un nouveau site de test avec écran antibruit. Sur un site de test, les moteurs des appareils sont testés à pleine puissance après un entretien. Les tests sont effectués environ 270 fois par an en moyenne et sont nécessaires pour garantir la sécurité de l’appareil. Brussels Airport stipule déjà que ces tests ne peuvent avoir lieu qu’entre 7h et 22h. Le nouveau site de test avec écran antibruit permettra de réduire considérablement la gêne pour les riverains. Le site de test devrait être opérationnel au plus tard en 2027.

Brussels Airport envisagera également l’installation de barrières acoustiques supplémentaires. Il existe déjà plusieurs murs antibruit autour de l'aéroport, et certains bâtiments protègent également les riverains du bruit. L’EIE met désormais en lumière deux zones où l’installation de barrières acoustiques supplémentaires peut avoir un impact positif sur le bruit au sol pour une partie des riverains. Le travail d’étude à cet égard débutera en 2024 avec une étude de faisabilité.

Dans l’EIE, les experts recommandent d’entreprendre des consultations avec les propriétaires et les gestionnaires des sites Natura 2000 dans les environs et de rechercher des mesures d’atténuation. Le renforcement de la lisière forestière dans certaines zones naturelles, par exemple, peut avoir un impact positif sur les dépôts azotés. Brussels Airport en discutera avec les gestionnaires de l’environnement et étudiera le rôle que peut jouer l’aéroport à cet égard.

Avec ces projets, Brussels Airport réaffirme son ambition de bâtir un avenir durable pour l’aéroport, dans lequel l’aéroport peut continuer à jouer son rôle de moteur économique essentiel en Belgique tout en réduisant son impact sur l’environnement.

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L’aéroport offre également une plateforme cargo de premier plan, spécialisée dans le transport de produits pharmaceutiques, de denrées périssables, de e-commerce et d’animaux vivants. Brussels Airport est le plus grand hub pharmaceutique européen.  

Avec sa stratégie SHIFT 2027 Brussels Airport Company entend renforcer sa position d’important hub européen, promouvoir des objectifs ambitieux en matière de durabilité, notamment via le projet Stargate du Green Deal européen, et poursuivre la diversification de ses activités en se concentrant sur l’innovation et la coopération.

Brussels Airport est le deuxième moteur économique de Belgique, représentant 64.000 emplois directs et indirects. Brussels Airport Company est le propriétaire et l’exploitant de l’aéroport. Les actionnaires sont un consortium composé de PMV et d’investisseurs privés (75%) et l’État belge (25%). 

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