Brussels Airport appelle à un assouplissement de l’implémentation du nouveau système européen d’enregistrement aux frontières
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Brussels Airport est soulagé du report de l’enregistrement des données biométriques dans le cadre du nouveau système européen d’enregistrement aux frontières, l’EES. La semaine dernière, les temps d’attente au contrôle aux frontières pour les passagers non européens ont atteint jusqu’à deux heures au départ et plus de trois heures à l’arrivée. Pour les passagers au départ, cela mène à des vols manqués ainsi qu’à des retards, 600 passagers ont déjà manqué leur vol ces derniers jours. L’aéroport appelle dès lors, avec insistance, les ministres compétents à plaider, au niveau européen, en faveur d’un assouplissement supplémentaire du déploiement de l’EES. De plus, le déploiement complet de l’ensemble des postes de contrôle aux frontières par la Police fédérale, ainsi que la ré-autorisation de l’utilisation des e-gates par les ressortissants de pays tiers, dans les plus brefs délais, restent essentiels afin de garantir des temps d’attente acceptables.
Au cours des quatre derniers jours, près de 600 passagers ont manqué leur vol et les retards liés aux problèmes de contrôle aux frontières ont atteint 21 heures au total. Et ce, alors que seulement 60 % des passagers devaient être enregistrés dans l’EES à ce moment-là, avec une biométrie partielle. Avec des temps d’attente allant jusqu’à deux heures au départ et jusqu’à trois heures et demie à l’arrivée pour les passagers non européens, la décision des ministres Quintin et Van Bossuyt de reporter l’enregistrement des données biométriques dans le cadre de l’EES était dès lors absolument nécessaire.
À partir de ce lundi 30 mars, 100 % des passagers sont enregistrés dans le système EES. Toutefois, même sans l’enregistrement des données biométriques, le nouveau système continue de générer des temps d’attente plus longs. Ce matin encore, les temps d’attente ont dépassé une heure au départ et presque deux heures à l’arrivée. Cette situation s’explique notamment par une durée de traitement plus longue par passager et par le fait que, pour les ressortissants des Etats-Unis, du Royaume-Uni, du Canada et de Singapour, l’utilisation des e-gates au contrôle aux frontières au départ n’est actuellement plus autorisée, alors que cela était encore possible jusqu’il y a peu. Concrètement, tous les passagers en provenance de pays hors Union européenne doivent désormais passer par les guichets manuels du contrôle aux frontières.
Brussels Airport demande dès lors, avec insistance, que les autorités belges plaident auprès de la Commission européenne pour un assouplissement supplémentaire du déploiement de l’EES, en particulier à l’approche de la saison estivale et face à l’augmentation du nombre de passagers. Dans plusieurs pays européens, le nouveau système entraîne déjà des files d’attente excessivement longues. Il est essentiel que le système puisse d’abord fonctionner correctement et de manière fluide, sans problèmes opérationnels, avant d’être pleinement déployé. L’aéroport demande également que l’utilisation des e-gates par certains pays tiers soit de nouveau autorisée dans les plus brefs délais, aux départs et aux arrivées. Enfin, un déploiement complet de l’ensemble des postes de contrôle aux frontières par la Police fédérale reste, malgré les efforts consentis par les ministres et la police, un point d’attention majeur et une condition indispensable afin d’assurer la fluidité des contrôles et des flux de passagers.
L’aéroport tient à saluer l’engagement de la police aéroportuaire ainsi que celui des ministres compétents en matière d’Intérieur et d’Asile et de Migration. Mais une action supplémentaire est nécessaire afin d’éviter des situations de chaos et des annulations de vols dans les semaines à venir et durant les périodes de vacances.
Un contrôle aux frontières efficace est essentiel pour la sécurité, mais aussi pour la réputation de notre pays, la croissance économique et le positionnement de l’aéroport en tant que hub intercontinental. Brussels Airport reste pleinement engagé à travailler, avec l’ensemble de ses partenaires, à une solution structurelle garantissant des temps d’attente acceptables pour ses passagers.